Dans le présent rapport, le Groupe de travail examine, à l’échelle du monde, ce qu’il en est des territorialités des titulaires de droits visés dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales – les « territorialités » s’entendant des systèmes socioécologiques associant terres, eaux, zones maritimes littorales, zones de pêche, forêts et pâturages. Il constate que, malgré les récentes avancées normatives, la concentration territoriale et les nouvelles formes d’accaparement des terres, y compris l’accaparement à des fins environnementales et l’accaparement de l’océan, se sont intensifiées, au détriment des paysans, des pêcheurs, des pasteurs et des peuples autochtones. S’appuyant sur des données mondiales et des études de cas, il met en évidence les écarts qui existent entre les droits tels qu’ils sont reconnus et leur mise en œuvre, en accordant une attention particulière aux femmes rurales, et formule des recommandations à l’intention des États, du Conseil des droits de l’homme et des entités des Nations Unies.
Publié par :
Groupe de travail sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales