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Communiqués de presse Haut-Commissariat aux droits de l’homme

Volker Türk profondément inquiet face aux mesures prises par certains pays pour se retirer de la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel

02 juillet 2025

RÉGION DE KHARKIV, UKRAINE : photo montrant un panneau d’avertissement alors que de la fumée s’élève au-dessus des champs de mines et d’une zone forestière après un incendie près du village de Grakovo, qui a été libéré de l’occupation russe, dans la région de Kharkiv.

RÉGION DE KHARKIV, UKRAINE : photo montrant un panneau d’avertissement alors que de la fumée s’élève au-dessus des champs de mines et d’une zone forestière après un incendie près du village de Grakovo, qui a été libéré de l’occupation russe, dans la région de Kharkiv.

© Sofiia Bobok/Anadolu Agency

De

Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme

Lieu

Genève

Je suis profondément inquiet face aux mesures prises ou envisagées par l’Estonie, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et l’Ukraine pour se retirer de la Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction.

La Convention d’Ottawa, qui compte plus de 160 États parties, est un outil essentiel pour lutter contre les effets dévastateurs des mines antipersonnel sur les civils. Ces armes tuent et mutilent sans distinction les civils comme les combattants, et portent atteinte à la liberté de mouvement, à l’accès aux terres agricoles et au droit au développement des populations, même des décennies après la fin des hostilités.

Les risques persistants et à long terme de dommages graves pour les civils, dont les enfants, causés par ces armes dépassent de loin tout avantage militaire qui pourrait être obtenu par leur utilisation. Comme d’autres instruments de droit international humanitaire, la Convention d’Ottawa a été principalement conçue pour régir la conduite des parties à des conflits armés. Le fait d’y adhérer en temps de paix pour s’en retirer en temps de guerre ou pour des motifs de sécurité nationale nouvellement invoqués porte gravement atteinte au cadre du droit international humanitaire.

Alors que tant de civils souffrent de l’utilisation des mines antipersonnel, j’appelle tous les États à s’abstenir de quitter tout traité de droit international humanitaire et à suspendre immédiatement tout processus de retrait en cours. J’appelle également tous les États qui n’ont pas encore ratifié la Convention d’Ottawa ou n’y ont pas encore adhéré à le faire dès que possible.