TERRIENS UNIS : l’art portable de Jamie Hewlett prend position contre les discours de haine
18 juin 2026
Au centre d’un nouveau t-shirt conçu par Jamie Hewlett figure un enfant en combinaison spatiale. Pas un super-héros, ni un soldat. Un enfant curieux et plein d’espoir levant les yeux vers les étoiles, prêt à passer à l’action.
Au dos se trouve une simple déclaration : « Humanity is our team, TERRESTRIALS UNITED » (l’humanité est notre équipe, les Terriens unis).
La Journée internationale de la lutte contre les discours de haine (18 juin) marque le lancement de la campagne « TERRESTRIALS UNITED », une collaboration entre l’artiste britannique de renom Jamie Hewlett et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH). Au cœur de cette campagne se trouve une vérité simple mais qu’il est urgent de rappeler : chaque être humain a sa place sur cette planète.
Ce t-shirt en édition limitée est disponible exclusivement du 18 juin au 31 juillet 2026. Imprimé à la demande et composé de coton 100 % biologique et d’encres durables, il ne génère aucun stock excédentaire et peut être expédié dans le monde entier. Cette campagne vient soutenir le travail que mène le HCDH pour lutter contre les discours de haine à l’échelle mondiale. Au-delà du lancement de ce t-shirt, la campagne dans son ensemble se poursuivra avec d’autres initiatives jusqu’à la Journée des droits de l’homme organisée le 10 décembre 2026, notamment avec d’autres collaborations, des échanges et des actions prévues tout au long de cette période.
« I am a terrestrial » (je suis un Terrien/une Terrienne) : t-shirt de la collection « TERRESTRIALS UNITED ». Art portable conçu par Jamie Hewlett en soutien au travail que mène le HCDH pour lutter contre les discours de haine à l’échelle mondiale. © 2026, Jamie Hewlett, tous droits réservés
Portez-le. Partagez-le. Rejoignez l’Équipe de l’humanité.
La campagne tire son nom de l’expérience la plus fondamentale que partage chaque personne sur Terre. Au-delà de la nationalité, de la politique, de la religion ou de l’idéologie, nous sommes tous des terriens. Des êtres vivant sur la même planète, sous le même ciel.
C’est précisément à ce fondement commun que les discours de haine s’attaquent.
De la défiance anarchique de Tank Girl à la construction de l’univers dystopique du groupe Gorillaz, Jamie Hewlett crée depuis 40 ans des personnages qui refusent d’accepter le monde tel qu’il est, des figures bruyantes et invaincues qui existent en marge de la société. « TERRESTRIALS UNITED » est la dernière expression de cette impulsion. Cette fois, le HCDH se tient à ses côtés.
« L’art touche des publics que les institutions ne parviennent parfois pas à atteindre », a déclaré Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme. « Il provoque des émotions, change les perspectives et rend visible l’invisible. À l’instar des droits humains, l’art peut repousser les limites et embrasser la diversité. »
« Cela fait des dizaines d’années que Jamie Hewlett utilise son art pour célébrer toute la diversité de l’humanité : celles et ceux qui sont différents, qui s’expriment haut et fort, qui refusent d’être invisibles. C’est précisément de cet esprit que nous avons besoin aujourd’hui », a ajouté M. Türk.
Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, portant le t-shirt « TERRESTRIALS UNITED » conçu par Jamie Hewlett à l’occasion de la Journée internationale de la lutte contre les discours de haine, le 18 juin 2026. © HCDH
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Lorsque les artistes et les institutions s’unissent pour affirmer que chaque être humain a sa place sur cette planète, ce message porte plus loin et touche plus profondément.
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– Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme
La vie en ligne est aussi la vraie vie
L’urgence derrière ce message n’a rien d’abstrait. Les discours de haine, en ligne comme hors ligne, constituent l’un des défis majeurs de notre époque en matière de droits humains. Ils déshumanisent les personnes, les excluent de la vie publique et, lorsqu’ils ne sont pas combattus, dégénèrent en quelque chose de bien pire.
L’ONU définit le discours de haine comme toute communication qui attaque des personnes en raison de ce qu’elles sont : leur identité, leur origine, leur religion ou leurs convictions. Lorsqu’il atteint le niveau d’incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence, il est interdit par le droit international des droits humains.
« À l’ère du numérique, les discours de haine se propagent plus rapidement que jamais, amplifiés par des plateformes non réglementées et exacerbés par l’intelligence artificielle », a déclaré António Guterres, Secrétaire général de l’ONU.
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Trop d’algorithmes valorisent l’indignation et la division, encouragent le mensonge pour obtenir des « like » et incitent à la violence pour générer des vues.
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— António Guterres, Secrétaire général de l’ONU
Il a ajouté que l’anonymat en ligne compliquait également la possibilité de demander des comptes aux auteurs.
« Les discours de haine ne sont pas seulement des propos offensants, ce sont des armes », a déclaré Hernán Vales, chef de la Section des peuples autochtones et des minorités du HCDH. « Ils ciblent les personnes pour ce qu’elles sont et leur font comprendre qu’elles n’ont pas leur place. Il s’agit d’une atteinte directe à la dignité humaine, qui exige une réaction de notre part à tous. »
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Nous pouvons soit avancer comme des somnambules vers un avenir dystopique, soit nous réveiller et inverser la tendance pour un avenir meilleur. « TERRESTRIALS UNITED » est la preuve qu’il est possible de résister.
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— Hernán Vales, chef de la Section des peuples autochtones et des minorités du HCDH
Les discours de haine visent ceux qui sont déjà les plus vulnérables : les minorités, les migrants, les réfugiés, les femmes et les enfants. Ils ne se limitent pas au monde virtuel. Leurs conséquences s’étendent au monde réel et se traduisent par l’exclusion, la radicalisation, la violence et la lente érosion de la conviction que l’espace public peut appartenir à tous.
Le HCDH intervient dans plus de 80 pays pour lutter contre les discours de haine, en menant des activités de surveillance, en apportant un soutien juridique et en soutenant le dialogue communautaire et l’éducation, car les droits humains ne sont pas abstraits, mais constituent un rempart qui protège les personnes contre le pire de ce que la haine peut engendrer.
L’œuvre de Jamie Hewlett donne à ce combat une forme que chacun peut porter, un symbole de l’humanité interconnectée, la seule équipe où tout le monde joue dans le même camp.
Achetez le t-shirt : terrestrialsunited.com