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Déclarations et discours Haut-Commissariat aux droits de l’homme

Volker Türk à l’Assemblée générale des Nations Unies : les droits de l’enfant s’appliquent à l’intelligence artificielle, comme ils s’appliquent à tout autre domaine

22 septembre 2026

Prononcé par

Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme

À

Événement organisé dans le cadre de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York

Les enfants d’aujourd’hui sont la première génération à grandir avec l’intelligence artificielle (IA), mais souvent la dernière à être consultée à ce sujet.

C’est pourquoi le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme leur a posé la question.

En collaboration avec nos partenaires, nous avons interrogé plus d’un millier d’enfants dans 49 pays sur leurs préoccupations concernant l’IA.

Les enfants nous ont confié qu’ils craignaient que l’IA soit utilisée pour créer de fausses images de personnes réelles, pour exploiter leurs données personnelles, pour réduire leur créativité et pour remplacer les relations réelles qu’ils entretiennent avec les membres de leur famille, leurs amis, leurs enseignants ou leurs thérapeutes.                                 

Les enfants veulent surtout être entendus avant que des décisions ne soient prises, et non après.  

Est-ce le cas ? Sont-ils entendus ?

La Convention relative aux droits de l’enfant est le traité sur les droits humains le plus largement ratifié au monde. Il convient de mentionner que cette convention, juridiquement contraignante notamment pour les États, impose aussi des responsabilités claires au secteur privé, et en particulier aux entreprises technologiques. 

Le devoir de respecter les droits de l’enfant – et tous nos droits – incombe aux développeurs de l’IA. Ce respect passe par une diligence raisonnable en matière de droits humains avant la mise sur le marché, par la transparence et par une vérification indépendante. 

Et il repose sur l’application des lois par les gouvernements. Les engagements volontaires sont tout simplement insuffisants.

Nous saluons la feuille de route présentée par la Coalition, qui s’appuie sur les orientations internationales concernant une intelligence artificielle destinée aux enfants et aux jeunes qui repose sur les droits. Tout produit d’intelligence artificielle doit être soumis à des critères stricts avant d’être mis à la disposition d’un enfant. Nous sommes tous là pour soutenir ces efforts et vous avez entendu nos points de vue.  Le message est clair : 

Les droits de l’enfant s’appliquent à l’intelligence artificielle, comme ils s’appliquent à tout autre domaine.

Merci.