Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavage et la traite des personnes
Objectif du mandat
Les formes contemporaines d’esclavage et la traite des personnes constituent des violations des droits humains étroitement liées. Bien que juridiquement distinctes, elles se recoupent fréquemment dans la pratique et ont des causes profondes communes. Elles ont souvent lieu de manière dissimulée, par exemple à l’abri des regards ou dans l’économie informelle, dans des secteurs peu réglementés, des contextes marqués par les conflits et des situations de crise humanitaire, des contextes migratoires et de plus en plus dans les espaces numériques.
Ces pratiques sont étroitement liées aux inégalités structurelles et aux vulnérabilités, notamment la pauvreté, les formes croisées de discrimination, la marginalisation, les inégalités de genre et autres formes d’inégalités, le manque d’accès à l’éducation et à un travail décent, la mauvaise gouvernance et l’impunité, qui augmentent le risque d’exploitation et compromettent l’accès à la protection, à la justice et à des recours efficaces.
À propos du mandat
Le mandat de Rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage et la traite des personnes a été créé le 9 octobre 2025 par la résolution 60/25 du Conseil des droits de l’homme, qui a fusionné les mandats précédents sur les formes contemporaines d’esclavage et sur la traite des personnes. Il est entré en vigueur le 1er mai 2026 pour une période initiale de trois ans. Le mandat couvre un large éventail de violations des droits humains, notamment les pratiques d’exploitation (comme le travail forcé, la servitude pour dette, les formes serviles de mariage, la servitude domestique ou encore les pires formes de travail des enfants), ainsi que la traite des personnes à toutes fins d’exploitation. Le Rapporteur spécial ou la Rapporteuse spéciale agit sur la base d’allégations, effectue des visites dans les pays et présente chaque année des rapports au Conseil des droits de l’homme et à l’Assemblée générale.
Titulaire du mandat actuel
Katarina Schwarz est juriste spécialisée dans le droit international et comparé. Elle possède une grande expérience dans les domaines des formes contemporaines d’esclavage, de la traite des êtres humains et des formes d’exploitation qui y sont liées. Elle est professeure associée de droit et de politiques de lutte contre l’esclavage à la faculté de droit de l’Université de Nottingham et occupe le poste de directrice associée (droit et politiques) du Rights Lab, le plus grand centre de recherche interdisciplinaire au monde consacré à l’éradication de l’esclavage. Depuis la création du Programme de droit et politiques du Rights Lab, elle a dirigé et soutenu une grande équipe internationale de chercheurs et supervisé un important portefeuille de recherches appliquées utiles à l’élaboration de politiques, afin de soutenir les efforts mondiaux de lutte contre l’esclavage et la traite des êtres humains.
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Coordonnées
Rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage et la traite des personnes
HCDH-ONUG
8-14 Avenue de la Paix
1211 Genève 10, Suisse
Courriel : hrc-sr-stip@un.org